Prise en charge Covid-19: Des commissions pour stopper les dérapages des cliniques

Khalid Ait Taleb, ministre de la Saté.

 

C’est la réponse du ministère de la santé aux plaintes des citoyens : La création de commissions de suivi et de contrôle des cliniques privées assurant la prise en charge médicale des cas Covid-19.

 

Par Hayat Kamal Idrissi

 

Il était temps ! Le ministère de la santé a enfin réagi suite aux multiples réclamations concernant l’application de tarifs démesurés de prise en charge des cas Covid-19, dans certaines cliniques privées. Suite à une réunion de Khalid Aït Taleb, ministre de la santé, avec le président de l’ordre des médecins, le directeur général de l’ANAM, l’inspecteur général du ministère et le directeur de la direction de la réglementation et du contentieux, la décision a été prise : La création d’une commission centrale avec d’autres régionales. Objectif ? Assurer le suivi rapproché et le contrôle de la prise en charge des malades Covid-19 dans les cliniques privées.

 

Missions

 

Insistant sur le respect strict du protocole et des tarifs de référence, Aït Taleb a toutefois promis d’œuvrer pour  « trouver des solutions afin de surmonter certaines des contraintes auxquelles sont confrontées les cliniques privées et spécialement celles relatives aux frais qu’implique la prise en charge des patients Covid-19. Ainsi la nouvelle commission centrale devrait proposer des procédures adéquates pour lutter contre les violations identifiées.

Les autres commissions régionales seront formées d’inspecteurs régionaux affiliés au ministère de la Santé, des représentants des conseils régionaux de l’ordre des médecins en coordination avec l’ANAM. D’après le ministère, ces dernières se chargeront du suivi et du contrôle auprès des cliniques privées. Les citoyens, victimes d’abus tarifaires, sont appelés à se munir de documents et de preuves pour faire valoir leurs droits.

 

Réponse des cliniques

 

Accusées d’opportunisme et de profiter pleinement de la situation de crise pour s’enrichir, les cliniques privées ont fait dernièrement l’objet d’une large campagne de dénonciation. Des citoyens ont protesté spécialement contre l’imposition de dépôt de chèques de garantie avant chaque hospitalisation de malade avec, en surplus, l’application de tarifs démesurés.

Répondant à ses accusations, Redouane Semlali, président de l’association des cliniques privées du Maroc, a assuré d’ailleurs, que « ces tarifs ne sont nullement exagérés. La prise en charge d’un malade Covid-19 est très couteuse pour une clinique et implique d’énormes charges », se défend-t-il sur les ondes d’une radio en déclarant « que le rôle des cliniques privées est de traiter des malades et non pas de régler les problématiques de la pauvreté et de la vulnérabilité socio-économique des citoyens », argumente-t-il. « Les malades qui ne peuvent supporter le coût d’une hospitalisation en clinique privée, n’ont qu’à s’orienter vers un hôpital public » tranche le représentant des cliniques.

 

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