Algérie. Ça sent encore la naphtaline soviétique

Youcef Aouchiche. La difficile recherche d’un consensus politique.

« L’entêtement du pouvoir » algérien, dont « le seul souci est de maintenir le système à imposer ses choix et ses fausses solutions à chaque phase décisive de la vie du pays », risque de mener le pays vers une vraie crise multidimensionnelle. En lançant cette mise en garde, le secrétaire national du Front des Forces Socialistes (FFS) Youcef Aouchiche, regrette que « ce pouvoir ignore toutes les initiatives politiques de sortie de crise ».

Pour lui, c’est l’échec qui attend les politiques économiques successives du moment qu’elle ne s’appuient pas sur « un véritable consensus économique qui doit être le résultat d’un large consensus politique ». Les démarches du pouvoir algérien sont qualifiées de « fausses solutions » et notamment les élections que le FFS ne considère pas comme prioritaires. A la place, il appelle à un « dialogue national inclusif et démocratique, rassemblant toutes les forces vives de la société en vue de dégager une feuille de route consensuelle, permettant de sortir de la crise ».

Le FFS qui affirme militer pour un changement radical et pacifique du système politique, estime que les élections « ne peuvent constituer dans les conditions actuelles une solution à la crise du pays ni ne peuvent apporter le changement voulu ».

Tout un programme qui nécessite, dit-il « la clairvoyance et la vigilance ainsi que des mesures d’apaisement en plus de la volonté d’édifier un Etat national démocratique ».

C’est peut-être trop demander à un pouvoir qui sent encore la naphtaline soviétique. En tout cas, il faut protéger le soldat Youssef.

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