Le Mouvement Anfass Démocratique se penche sur les mutations sociales du Maroc

Le Mouvement Anfass Démocratique – Coordination locale à Kénitra – a organisé le samedi 21 Janvier 2017 un débat autour du thème : « mutations sociales du Maroc du 21ème siècle ». Dans cette conférence, des universitaires, des chercheurs, des politiques et des activistes ont tenté d’aborder le sujet et de sortir avec des recommandations.

On peut lire dans le manifeste constitutif  du Mouvement Anfass Démocratique: « … nous nous réunissons, soussignés, pour œuvrer à construire un Maroc : … Où tous les citoyens jouissent de tous les droits humains, tels universellement reconnus. Où se respecte le principe de l’égalité Homme/Femme, le droit à la différence, où est tenu compte le vivre ensemble,  où sont garantis les droits des minorités (religieuses, ethniques, …), dans le cadre d’un État civil séparant la religion de l’Etat, garantissant la liberté de conscience et la libre pratique religieuse à tous. Ayant une économie solidaire, encourageant l’initiative, récompensant l’excellence, éliminant toute forme de rente et garantissant une vie digne à tous les citoyens. Où est reconsidéré le service public, comme droit du citoyen et comme moteur essentiel de la roue économique nationale, et en tête : l’école et l’hôpital publics … Qui garantit aux marocains une justice libre, indépendante et impartiale, sauvegardant la dignité des citoyens et garantissant leurs droits. Où les citoyens sont égaux devant le système fiscal, chacun selon ses capacités … ».

Le Maroc a connu de profondes mutations sociales : augmentation de la proportion des populations habitant les villes, baisses de natalités, augmentation de l’âge du mariage, … la pratique politique ne peut faire l’économie de la connaissance en termes de sociologie. C’est ainsi que la coordination locale du Mouvement Anfass Démocratique à Kénitra a souhaité aborder cette réflexion.

Pour Mohamed Oubenhal, chercheur en sociologie, le Souk était le « le lieu privilégié  pour la gestion politique et économique au monde rural ». Cette institution importante dans l’organisation sociale du Maroc a été par la suite marginalisée : « La colonisation  a supprimé le rôle des souks dans la gestion locale » estime le chercheur.

Soraya Kahlaoui, chercheuse en sociologie et terres collectives, estime qu’il « est important d’analyser l’histoire de Maroc pour redéfinir la modernité ». Pour elle, les trajectoires de ladite « modernité » ne passe pas « forcément par le déracinement, mais plutôt par l’observation des changements dans l’histoire des modes d’organisation ». Quant à Abdellatif Zeroual, également chercheur en sociologie des élites, « le contrôle du tissu économique Marocain est partagé par les capitaux étranger et le privé ».

Ce débat est le premier d’une série de rencontres que compte organiser la coordination locale du Mouvement Anfass Démocratique sur la question sociale.

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