Rachida Dati propose la déradicalisation depuis les prisons

Nommée « Rapporteur » sur l’état des prisons et des conditions de détention en Europe, Rachida Dati, vient de sortir son Livret « Comment adapter les prisons européennes aux défis du XXIe siècle ? » qui traite principalement des questions de la gestion pénitentiaire et surtout de la lutte contre la radicalisation.

Le document de 12 pages répond à des préoccupations européennes recensées suite à un sondage adressé aux ministres de la Justice des 28 états membres de l’UE.

La députée européenne déteint la situation carcérale de l’Union Europénne dont plus du tiers des pays membres sont confrontés à la surpopulation des prisons avec des problèmes d’insécurité, d’insalubrité et de traitements inhumains.

Autre sujet chaud et traité par Rachida Dati, la radicalisation.

En effet, l’ancienne ministre de la Justice et gardien des sceaux de la France, signale que « les Etats membres n’ont pas encore pris la mesure du danger de la radicalisation dans les prisons » et que seuls 3 pays sur les 28 ont des programmes dédiés à la lutte à la déradicalisation. Ce phénomène qui est trouve dans les prisons un terreau fertile se multiplie dans le milieu carcéral avec Internet. A cet effet, l’euro-députée a proposé des actions qui ont été adoptées par le Parlement Européen à savoir : « mettre les détenus radicalisés à l’écart des nouveaux, repérer dès leur origine les processus de radicalisation et construire des programmes de déradicalisation complets ».

Concernant la lutte contre la récidive par la réinsertion, Dati suggère de rendre obligatoire la préparation d’un diplôme ou l’apprentissage d’un métier pour les peines supérieures à un an et la scolarisation ou la formation des mineurs.