BMW ActiveHybrid 3 : La famille hybride s’agrandit

Après sa routière Série 5 hybride, BMW dégaine un nouveau maillon de sa famille hybride, en convertissant sa récente berline Série 3 à l’exercice.Technologie réputée verte, l’hybride essence-électricité bénéficie d’une image plus citoyenne que dynamique. Pourtant, le manufacturier bavarois interprète le genre dans une partition délibérément hédoniste.

Jugez plutôt : associant le pétulant 6 cylindres en ligne 3.0 Turbo de 306 ch de l’Active- Hybrid 5 à un moteur électrique de 55 ch, la fougueuse allemande n’a rien d’une punition, et se positionne comme le fleuron de la gamme Série 3. Visuellement, la belle allemande se distingue peu de la 335i qui lui sert de base. Capot froncé, regard perçant, calandre plus martiale que jamais et silhouette calquée sur la précédente génération : la Série 3 est conforme à son agressivité coutumière.

Quelques monogrammes sur les custodes, des canules d’échappement spécifiques et surtout de généreuses jantes Streamline en alliage de 18 pouces assurent néanmoins un semblant d’exclusivité visuelle. Alimenté en énergie par une batterie lithium-ion d’une capacité énergétique utile de 675 wattheures, dissimulée sous un compartiment à bagages amputé de 90L pour la circonstance, le bloc électrique vient apporter ponctuellement un surcroît de puissance et de couple au vaillant bloc essence. Un tandem harmonieux susceptible de totaliser l’équivalent de 340 équidés, transmettant leurs ruades aux roues arrière via la transmission automatique ZF à huit rapports.

Naturellement, la belle peut circuler en mode «sans émission» jusqu’à 75 km/h sur une distance de quelques kilomètres, grâce à son seul bloc électrique. Une puissance suffisante pour expédier le 0 à 100 km/h en 5,3 secondes, malgré la prise de poids de 135 kg liée à l’option technologique. Autorisant le découplage du moteur (roue libre) dans certaines conditions, ce tandem vigoureux communique étonnamment davantage sur son appétit modéré que sur son réel brio sportif. Réduisant les consommations à 5,9 L/100km et les émissions de CO2 à 139g/km, l’engin, certainement facturé quelques milliers d’euros plus cher que la 335i déjà aurait pourtant pu être plus parcimonieux encore en adoptant le plus modeste 4 cylindres de la gamme. Un oubli certainement calculé… et provisoire !

NOURA MOUNIB