Négligences meurtrières

Deux accidents d’une rare gravité ont eu lieu à deux jours d’intervalle. Le premier, près de Nador a laissé 10 morts, l’autre près d’Essaouira en a fait 16. Dans les deux cas, ce sont des autocars qui se sont renversés. Il n’y avait pas d’autres engins en cause. Non seulement les routes sont dangereuses, dans ces régions, mais en plus, les transporteurs accordent très peu d’intérêt au choix et à la formation des conducteurs, pourvu qu’ils ne leur coûtent pas cher. La responsabilité doit être partagée entre les propriétaires des autocars et le ministère de l’équipement qui a négligé la sécurité sur des routes importantes. Dans plusieurs endroits, les bords des routes ne comportent aucune protection. Dans les montagnes c’est plus grave, rien n’empêche un engin de sombrer dans le ravin. Tant que les propriétaires et les sociétés de transport échappent à la responsabilité pénale et tant que le gouvernement ne peut être poursuivi pour négligence ayant conduit à morts de citoyens, il sera difficile d’améliorer la sécurité des routes.